PROJET AGRO-FORESTIER DE DIOURBEL

Localisé dans les départements de Diourbel et de Bambey, le projet agro-forestier de Diourbel initié depuis le mois de Janvier 1990, a une durée de vie de 6 ans avec possibilité de renouvellement. La première phase appelée test, a démarré grâce au financement du Fonds International de Développement Agricole (FIDA) pour 65%, l'Etat du Sénégal 7% et 28% de bénéficiaire sous forme d'investissement humain. pagf.jpg (2597 octets)
Le financement a permis au projet agro-forestier de Diourbel d'initier une politique agricole consistant à remonter le moral aux agriculteurs les plus déshérités et aux femmes. Le choix de la région de Diourbel s'explique par sa végétation peu remarquable et sa pluviométrie assez dérisoire. Ainsi avec 252.000 ha à son actif, le projet s'est fixé des objectifs nobles qui consistent à revaloriser l'agriculture dans tous ses états. Pour les objectifs on peut retenir :

- La stabilisation de la dégradation des sols et l'amélioration des conditions écologiques grâce aux activités d'agro-foresterie ;

- L'accroissement des grains provenant des activités génératrices de revenus ;

- Il vise aussi à réduire le déficit céréalier de la zone concernée.

Pour atteindre ses objectifs, le projet se propose :

- d'améliorer la fertilité des sols sur environ 24.000 ha et d'intensifier les productions agricoles en culture pluviale et en culture irriguée sur 12.000 ha ;

- d'améliorer les revenus et d'améliorer le bien être des paysans de la zone notamment par l'octroi de crédits adaptés pour obtenir les intrants, et équipements de transformation céréalière ;

- de stabiliser les superficies par l'installation de brise-vent autour des parcelles cultivées, et l'exploitation des périmètres irrigués.

Le projet conscient des réalités du terrain, a adopté une approche participative échelonnée en trois phases.

1. Opèration d'agro-foresterie (régénération e l'Acacia albida + brise-vent)

2. Epandage de matière organiques (fumier élaboré)

3. Paquet technique complet (matériel agricole, semences améliorées, engrais, produits phytosanitaires, nématicides...)

Le nombre de villages touchés passera de 30 au début du projet pour attendre 180 à la sixième année.

Les bénéficiaires directs sont estimés à 70.000 personnes à la sixième année.

Au terme, le projet veut un accroissement sensible et bénéfique des rendements et des revenus des paysans. Ceci a été sanctionné par une autosuffisance alimentaire bénéfique.

Concrètement, le revenu par famille passe de 385.000 F à 570.000 F. pour les composantes on peut retenir : les activités d'agro-foresterie (reconstitution du parc à Acaci Albida, prise-vents, pépinières, boisements, fosses compostières) et d'intensification agricole.

- La création de périmètres irrigués maraîchers et fruitiers autour des points d'eau ou à réhabiliter (forages).

- Le financement par le canal du crédit d'activités génératrices de revenus concernant notamment l'exploitation de moulin à mil, banque de céréales, maraîchage embouche, aviculture etc...

- Les activités d'animation, de sensibilisation, de formation et de vulgarisation

- L'assistance technique à la CNCAS pour renforcer sa capacité opérationnelle dans la région de Diourbel.

- L'appui aux structures techniques d'encadrement impliquées dans l'exécution des volets du projet.

- La recherche / développement

Avec comme devise : la participation, l'approche systématique, la gestion rationnelle et entre autre la formation, le projet a pour cible les exploitants agricoles individuels, les GIE, les groupements de promotion féminine, les sections villageoises.