| Le financement a permis au projet
agro-forestier de Diourbel d'initier une politique agricole consistant à remonter le
moral aux agriculteurs les plus déshérités et aux femmes. Le choix de la région de
Diourbel s'explique par sa végétation peu remarquable et sa pluviométrie assez
dérisoire. Ainsi avec 252.000 ha à son actif, le projet s'est fixé des objectifs nobles
qui consistent à revaloriser l'agriculture dans tous ses états. Pour les objectifs on
peut retenir : - La stabilisation de la dégradation
des sols et l'amélioration des conditions écologiques grâce aux activités
d'agro-foresterie ;
- L'accroissement des grains provenant des activités
génératrices de revenus ;
- Il vise aussi à réduire le déficit céréalier de la
zone concernée.
Pour atteindre ses objectifs, le projet se propose :
- d'améliorer la fertilité des sols sur environ 24.000 ha
et d'intensifier les productions agricoles en culture pluviale et en culture irriguée sur
12.000 ha ;
- d'améliorer les revenus et d'améliorer le bien être
des paysans de la zone notamment par l'octroi de crédits adaptés pour obtenir les
intrants, et équipements de transformation céréalière ;
- de stabiliser les superficies par l'installation de
brise-vent autour des parcelles cultivées, et l'exploitation des périmètres irrigués.
Le projet conscient des réalités du terrain, a adopté
une approche participative échelonnée en trois phases.
1. Opèration d'agro-foresterie (régénération e l'Acacia
albida + brise-vent)
2. Epandage de matière organiques (fumier élaboré)
3. Paquet technique complet (matériel agricole, semences
améliorées, engrais, produits phytosanitaires, nématicides...)
Le nombre de villages touchés passera de 30 au début du
projet pour attendre 180 à la sixième année.
Les bénéficiaires directs sont estimés à 70.000
personnes à la sixième année.
Au terme, le projet veut un accroissement sensible et
bénéfique des rendements et des revenus des paysans. Ceci a été sanctionné par une
autosuffisance alimentaire bénéfique.
Concrètement, le revenu par famille passe de 385.000 F à
570.000 F. pour les composantes on peut retenir : les activités d'agro-foresterie
(reconstitution du parc à Acaci Albida, prise-vents, pépinières, boisements, fosses
compostières) et d'intensification agricole.
- La création de périmètres irrigués maraîchers et
fruitiers autour des points d'eau ou à réhabiliter (forages).
- Le financement par le canal du crédit d'activités
génératrices de revenus concernant notamment l'exploitation de moulin à mil, banque de
céréales, maraîchage embouche, aviculture etc...
- Les activités d'animation, de sensibilisation, de
formation et de vulgarisation
- L'assistance technique à la CNCAS pour renforcer sa
capacité opérationnelle dans la région de Diourbel.
- L'appui aux structures techniques d'encadrement
impliquées dans l'exécution des volets du projet.
- La recherche / développement
Avec comme devise : la participation, l'approche
systématique, la gestion rationnelle et entre autre la formation, le projet a pour cible
les exploitants agricoles individuels, les GIE, les groupements de promotion féminine,
les sections villageoises. |